On assiste dans la société contemporaine à l’effacement progressif du sujet. Une telle position désubjectivante est le résultat d’une dérive davantage scientiste que scientifique de la prétendue connaissance objective, apanage de la science positiviste, telle qu’elle s’est répandue du XIXe siècle à nos jours.

Nous pensons que l’objet de la psychanalyse (objet de la pulsion ou objet a) est le même que celui de la science, l’acte de connaissance étant avant tout un regard.

Nous considérons que l’acte analytique et l’acte artistique donnent accès à des connaissances fondamentales sur le sujet et que l’écoute analytique et l’expression artistique ouvrent un dialogue entre sujet de la science et sujet de l’inconscient.

Nuit Blanche
Paris, 2010

Projet